La lettre de BGV LYON

AVRIL 2003 - N°00


)   D R O I T   D E   L A   P R O P R I E T E   I N T E L L E C T U E L L E
BREVET COMMUNAUTAIRE : UNE NOUVELLE AVANCEE POUR L’INNOVATION EUROPEENNE

L’Union Européenne ne dispose pas à ce jour d’un instrument juridique communautaire en matière de brevet. Il co-existe deux systèmes fondés soit sur les législations nationales par les offices nationaux de brevets, soit sur la Convention de Munich de 1973 administré par l'Office européen des brevets (OEB).

Le brevet européen a pour avantage de centraliser la procédure mais une fois délivré, il a la même valeur qu’un brevet national. De plus, il reste soumis aux procédures nationales. La protection n’est donc pas uniforme et engendre un surcoût non négligeable.

La Commission européenne a adopté le 1er août 2000 une proposition de règlement sur le brevet communautaire. Cela permettrait la délivrance d’un titre de protection unitaire produisant des effets identiques dans chaque Etat membre et qui serait soumis au contrôle d’une juridiction nouvelle intégrée au sein du système de l’Union Européenne.

Le 3 mars dernier, le Conseil des Ministres de l’UE a franchi une nouvelle étape dans l’élaboration de ce brevet communautaire.
Ce projet prévoit les principes suivants : 

Cette nouvelle approche devrait répondre aux attentes des milieux intéressés concernant la création d’un titre de protection unitaire, moins coûteux, d’une meilleure sécurité juridique et non discriminatoire. Toutefois, malgré ces derniers efforts, le travail qui reste à accomplir reste considérable.

Ainsi, la délivrance d’un brevet communautaire n’est pas pour tout de suite. Néanmoins, l’accord du 3 mars dernier constitue une avancée importante vers la création d’un droit communautaire des brevets, au bénéfice de l’innovation européenne.

Nicolas SOUBEYRAND
Avocat au Barreau de LYON