La lettre de BGV LYON

AVRIL 2003 - N°00


 D R O I T   C O M M U N A U T A I R E

UN NOUVEL OUTIL AU SERVICE DES OPERATEURS INTERNATIONAUX : LA SOCIETE  EUROPEENNE

Afin de renforcer la compétitivité des entreprises et de faciliter encore d’avantage leurs activités transfrontalières, l’Union Européenne a établi, lors du Conseil Européen de Nice en décembre 2000, un nouveau statut de société : la Société Européenne. La directive 2001/86/CE et le règlement CE n°2157/2001, qui l’instituent rentreront en vigueur le 8 octobre 2004.

Une gestion simplifiée

La SE permettra à un groupe de sociétés qui opère dans plusieurs Etats membres, d’agir comme un opérateur unique. Ses activités au sein de l’Union pourront alors être gérées à travers des structures légères et peu coûteuses telles que les succursales. La mise en place de règles communes va simplifier la gestion des groupes intervenant sur le marché unique et devrait les rendre plus compétitifs en leur permettant d’attirer plus facilement des investisseurs. Considéré comme un future « drapeau européen », la SE sera un outil publicitaire non négligeable face à la concurrence asiatique et américaine, disposant déjà de systèmes de gestion des groupes particulièrement flexible.

Au sein même de l’Union Européenne la SE aura le mérite de briser l’obstacle psychologique de la nationalité qui entrave encore trop souvent le développement de groupe européen de sociétés.

Il faut noter que la société européenne aura en outre la possibilité de changer le lieu de son siège sociale en fonction des impératifs liés à l’activité du groupe et ce sans dissolution automatique.

La constitution de la Société Européenne

Les textes européens prévoient 4 modes de création :


Il ne sera  donc pas possible de constituer une S.E. ex nihilo, en revanche il est prévu qu’une SE pourra faire appel public à l’épargne!

Les constituants auront le choix entre un régime de direction moniste ou un régime dualiste. Il n’auront l’obligation d’intégrer des membres du personnels dans les organes de direction seulement si 25% des salariés concernés bénéficiaient d’un  droit de participation avant la fusion.

La Société européenne constitue une véritable avancée vers un fonctionnement effectif du marché unique. Pourtant elle reste pénalisé par l’absence d’harmonisation fiscale et sur ce plan beaucoup de choses restent à faire. Cette étude fera l’objet de développement dans la prochaine Newsletter (Aspect fiscaux de la SE).

Alexis CHABERT